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Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de lmnp.ai
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Démo & visite guidée Démonstration de 5 minutes pour maîtriser le logiciel
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, lmnp.ai s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

179 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

249 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Statut LMNP et LMP
Une transition fluide et automatique entre les deux régimes.
"Le logiciel surveille vos recettes et vos revenus d'activité pour vous alerter dès que vous franchissez les seuils du statut LMP, gérant ainsi la complexité fiscale à votre place."

Calcul des seuils en temps réel

Vérification automatique des 23 000 € de recettes et de la prépondérance des revenus.

Adaptation des formulaires

Les liasses fiscales (2031/2033) sont automatiquement configurées selon votre statut actif.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, lmnp.ai automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2031 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2031 (Bénéfices)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus, bénéfices et déficits meublés dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2042-C-PRO en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

LMNP Saisonnier & Cotisations
Une gestion intelligente des seuils et des régimes sociaux.
"Le logiciel détecte automatiquement vos revenus saisonniers (Airbnb, Booking) et vous aide à arbitrer entre les différents régimes sociaux pour optimiser vos prélèvements déductibles."

Arbitrage Régime

SSI vs Régime Général

Le logiciel adapte le calcul des liasses selon l'option retenue.

Expertise

Simulation de stratégie

RDV expert disponible pour choisir le régime le plus avantageux.

Détection automatique

Identification en temps réel des recettes issues des plateformes de location pour un suivi précis du chiffre d'affaires.

Seuil URSSAF (23 000 €)

Dès que vous franchissez ce seuil, le logiciel gère le basculement des prélèvements sociaux en cotisations sociales professionnelles.

Règle d'irrévocabilité

Selon la position actuelle de l'URSSAF, l'assujettissement aux cotisations sociales dès la première année à plus de 23k€ est définitif, même si vos revenus saisonniers repassent sous ce seuil l'année suivante.

Plus-values professionnelles LMP
Maîtrisez la fiscalité complexe lors de la revente de vos actifs.
"En statut LMP, la revente d'un bien suit des règles professionnelles strictes. Notre logiciel décompose chaque flux pour optimiser votre imposition réelle."

Plus-value Court Terme

Elle correspond au total des amortissements pratiqués. Soumise aux cotisations sociales et à l'IR (sauf exonération automatique calculée par l'outil).

Plus-value Long Terme

Elle porte sur la plus-value économique. Taxée à la Flat Tax (30%) avec des abattements puissants selon la durée de détention.

Art. 151 septies B : Exonération après 15 ans

Pour la plus-value de long terme, bénéficiez d'un abattement de 10% par an à partir de la 6ème année de détention. **Exonération totale après 15 ans**.

Art. 151 septies : Petites entreprises

Si vous êtes LMP depuis > 5 ans avec un CA < 90k€ (moyenne 2 ans), l'impôt sur le revenu est exonéré sur la PV court terme. Exonération partielle entre 90k€ et 126k€.

Règle des 2 ans

Si l'actif est détenu depuis moins de 2 ans, la globalité du gain (même économique) est traitée comme de la plus-value à court terme.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Cotisations sociales LMP
Automatisation fiscale pour le passage en professionnel.
"Notre logiciel détecte automatiquement et ajuste la fiscalité ainsi que l'édition de vos liasses en fonction de votre statut, qu'il soit non-professionnel (LMNP) ou professionnel (LMP)."

Calcul par itération en temps réel

Le logiciel calcule en temps réel les cotisations sociales dues au régime SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) et les intègre automatiquement dans votre liasse fiscale comme une charge déductible.

Précision à l'euro près

Cette approche itérative garantit un résultat fiscal net de cotisations parfaitement juste, évitant les surprises en fin d'exercice.

Gain de temps

Plus besoin de simulations manuelles complexes : le moteur lmnp.ai synchronise vos recettes et vos cotisations de manière totalement transparente.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Succession et donation LMNP : guide complet de la transmission 2026

La transmission d'un patrimoine en location meublée LMNP obéit à des règles fiscales spécifiques que tout investisseur doit anticiper. Au décès, la plus-value est purgée et les amortissements ne sont pas réintégrés — un avantage considérable depuis la réforme LF2025 qui impose cette réintégration à la revente. LMNP.AI vous guide à travers toutes les stratégies de transmission.

Ce guide couvre les droits de succession, le démembrement (art. 669 CGI), la protection du conjoint survivant, la donation-partage, la SCI familiale, l'assurance-vie et l'exclusion du pacte Dutreil. Mis à jour avec la loi de finances 2025 (art. 84 — réintégration des amortissements) et les exonérations temporaires 2025-2026 (art. 790 A bis).


Anticipez la transmission de votre bien LMNP

LMNP.AI vous aide a optimiser votre fiscalite LMNP pour preparer la succession ou la donation. Essai gratuit, à partir de 179 EUR/an.

1. Que se passe-t-il au décès d'un propriétaire LMNP ?

Au décès d'un propriétaire LMNP, le bien immobilier entre dans la succession selon les règles civiles classiques. L'activité de location meublée ne bénéficie d'aucun régime dérogatoire en matière successorale : les biens sont évalués à leur valeur vénale au jour du décès, et les droits de mutation sont calculés selon le barème progressif de l'article 777 du CGI.

Trois conséquences fiscales majeures se produisent simultanément :

Conséquence 1

Purge de la plus-value

La plus-value latente est effacée. Les héritiers récupèrent le bien à sa valeur de marché, sans imposition.

Conséquence 2

Pas de réintégration des amortissements

Contrairement à la revente (LF2025), les amortissements déduits ne sont pas réintégrés au décès.

Conséquence 3

Nouvelle base amortissable

Les héritiers repartent sur une base amortissable égale à la valeur du bien au décès. Les compteurs sont remis à zéro.

En pratique, le décès constitue un « reset » fiscal complet. Les héritiers qui poursuivent la location meublée bénéficient d'une base amortissable réévaluée, souvent supérieure à celle du défunt si le bien s'est apprécié. Selon les simulations LMNP.AI, c'est un avantage considérable par rapport à la revente du vivant du propriétaire.

Dernière déclaration du défunt

Une déclaration BIC (formulaire 2031) doit être déposée dans les 60 jours du décès pour la période du 1er janvier à la date du décès. Cette déclaration inclut les loyers perçus, les charges engagées et les amortissements au prorata temporis.

2. Quels sont les droits de succession sur un bien LMNP ?

Les biens LMNP sont soumis aux droits de mutation à titre gratuit selon le barème progressif de l'article 777 du CGI. Ce barème varie considérablement selon le lien de parenté entre le défunt et les héritiers.

Barème des droits de succession en ligne directe (parent → enfant)

Tranche taxable Taux Cumul maximum
Jusqu'à 8 072 €5 %404 €
De 8 072 € à 12 109 €10 %808 €
De 12 109 € à 15 932 €15 %1 381 €
De 15 932 € à 552 324 €20 %108 659 €
De 552 324 € à 902 838 €30 %213 813 €
De 902 838 € à 1 805 677 €40 %574 949 €
Au-delà de 1 805 677 €45 %

Principaux abattements (art. 779 CGI)

Lien de parenté Abattement Renouvellement
Conjoint survivant / PacséExonération totale
En ligne directe (enfant)100 000 €15 ans
Petit-enfant (donation directe)31 865 € (art. 790 B)15 ans
Frère / sœur15 932 €15 ans
Neveu / nièce7 967 €15 ans
Handicapé (cumulable)159 325 €

* En succession, un petit-enfant qui hérite par représentation de son parent prédécédé bénéficie de l'abattement de 100 000 € de ce parent. L'abattement de 31 865 € s'applique en donation directe grandparent → petit-enfant (art. 790 B CGI).

Exemple chiffré : succession LMNP avec 2 biens et 2 enfants

Cas pratique

Patrimoine LMNP

2 appartements = 400 000 €

Héritiers

2 enfants (pas de conjoint)

Part de chaque enfant : 400 000 € ÷ 2 = 200 000 €

Abattement : 200 000 € − 100 000 € = 100 000 € taxables

Droits par enfant : 5 % × 8 072 + 10 % × 4 037 + 15 % × 3 823 + 20 % × 84 068 = 18 194 €

Total droits de succession : 18 194 € × 2 = 36 388 € (soit 9,1 % du patrimoine)

Conjoint survivant : exonération totale

Depuis la loi TEPA du 21 août 2007, le conjoint survivant (marié ou pacsé) est totalement exonéré de droits de succession, quel que soit le montant hérité. Si le conjoint opte pour l'usufruit total de la succession, les enfants n'héritent que de la nue-propriété et ne paient les droits que lors du second décès.

3. La LF2025 change-t-elle la fiscalité de la succession LMNP ?

La purge des plus-values au décès est un mécanisme fondamental de la fiscalité successorale française. Au décès du propriétaire, la plus-value latente sur le bien LMNP est totalement effacée. Les héritiers sont réputés avoir acquis le bien à sa valeur vénale au jour du décès.

Pourquoi la LF2025 rend le décès encore plus avantageux

L'article 84 de la loi de finances 2025 a introduit la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value LMNP à la revente. Concrètement, le prix d'acquisition est diminué des amortissements déduits, ce qui gonfle mécaniquement la plus-value imposable.

Mais le décès purge tout : ni la plus-value ni les amortissements ne sont réintégrés. Le décès est désormais le seul événement qui permet d'échapper totalement à la réintégration des amortissements.

Événement Plus-value imposable ? Amortissements réintégrés ?
Revente LMNP (avant LF2025)OuiNon
Revente LMNP (après LF2025)OuiOui
Décès du propriétaire LMNPNon (purgé)Non (purgé)
Donation du bien LMNPNon (purgé)Non (purgé)

Exemple chiffré : revente vs décès après LF2025

Scénario A — Revente

Prix d'achat : 200 000 €

Amortissements déduits : 80 000 €

Prix de revente : 280 000 €

PV brute (LF2025) : 280 000 − (200 000 − 80 000) = 160 000 €

Abattements (15 ans) : −54 % IR / −39,6 % PS

Impôt estimé : ~30 000 €

Scénario B — Décès

Valeur au décès : 280 000 €

Plus-value : purgée (0 €)

Amortissements réintégrés : aucun

Nouvelle base amortissable : 280 000 €

Droits de succession (1 enfant) : 280 000 − 100 000 = 180 000 taxables

Droits : ~34 194 € (mais héritier conserve le bien)

Dans cet exemple, le coût fiscal est comparable, mais le scénario du décès est bien plus favorable : l'héritier conserve le bien avec une base amortissable réévaluée à 280 000 €, ce qui lui permettra de déduire à nouveau des amortissements pendant 20 à 30 ans.

4. LMNP vs LMP au décès : quelles différences ?

Le statut du défunt au moment du décès (LMNP ou LMP) entraîne des conséquences fiscales très différentes pour les héritiers. Voici un comparatif détaillé.

Critère LMNP LMP
Plus-value au décèsPurgéePurgée (PV pro)
Réintégration amort. (LF2025)Non (purgée)N/A (régime pro)
Déficits en reportPerdusDéjà imputés sur le revenu global
Cotisations SSIAucuneArrêtées au décès (régularisation)
Base amortissable héritiersValeur vénale au décèsValeur vénale au décès
Exonération IFINonSi bien professionnel
Pacte Dutreil (75 % exo)Exclu (LF2024)Exclu (LF2024)
Déclaration post-décès2031 dans 60 jours2031 dans 60 jours + SSI

LMP : le report d'imposition de l'article 41 CGI

Un avantage méconnu du statut LMP au décès : l'article 41 du CGI permet un report d'imposition de la plus-value professionnelle lorsqu'un héritier en ligne directe (enfant, petit-enfant) poursuit l'exploitation pendant au moins 5 ans. Au terme de ces 5 ans, la plus-value est définitivement exonérée.

Mécanisme art. 41 CGI — Report puis exonération

Condition 1 : le défunt exerçait en LMP (entreprise individuelle)

Condition 2 : un héritier en ligne directe reprend l'activité

Condition 3 : l'héritier poursuit l'exploitation pendant au moins 5 ans

Résultat : la plus-value professionnelle latente est d'abord reportée, puis définitivement exonérée après 5 ans de poursuite

Attention : si l'héritier cesse l'activité avant 5 ans, la plus-value reportée devient immédiatement imposable

Ce mécanisme est exclusif au LMP et ne s'applique pas au LMNP (dont la plus-value est de toute façon purgée au décès). Il concerne surtout les investisseurs LMP détenant des biens à forte plus-value latente et souhaitant une transmission familiale pérenne de l'activité.

En résumé : le LMNP est souvent plus favorable au décès

Le statut LMNP présente un avantage clé au décès depuis la LF2025 : la purge des amortissements. En LMP, les amortissements n'étaient déjà pas réintégrés dans la plus-value professionnelle, mais les cotisations SSI du vivant représentent un coût important (35-45 % du bénéfice). Le LMP offre toutefois l'article 41 CGI (report/exonération si continuation 5 ans par un héritier). Pour un investisseur qui prévoit de transmettre son patrimoine plutôt que de le revendre, le LMNP reste le statut le plus efficace fiscalement dans la majorité des cas.

5. Que deviennent les déficits BIC et les amortissements au décès ?

Les déficits et amortissements accumulés pendant l'activité LMNP suivent des règles strictes au décès du propriétaire. Comprendre ces règles est essentiel pour anticiper l'impact fiscal de la succession.

Déficits BIC LMNP en report : définitivement perdus

Les déficits BIC LMNP non encore imputés sur les bénéfices futurs sont personnels et incessibles. Au décès, ils sont définitivement perdus. Ils ne se transmettent pas aux héritiers, même si ceux-ci poursuivent l'activité de location meublée.

C'est une différence fondamentale avec le LMP : les déficits LMP sont imputés sur le revenu global dès leur constatation (avec un report de 6 ans si le revenu global est insuffisant). Au décès d'un LMP, les déficits ont généralement déjà produit leur effet fiscal.

Stock d'amortissements différés (art. 39C CGI)

L'article 39C du CGI interdit de créer un déficit par le biais des amortissements. Lorsque les amortissements excèdent le résultat courant, l'excédent est « différé » et reportable sans limitation de durée. Ce stock d'amortissements différés suit le bien et peut être repris par les héritiers qui continuent l'activité LMNP.

Ce qui est perdu au décès
  • • Déficits BIC LMNP en report (max 10 ans)
  • • Crédits d'impôt non encore imputés
  • • Réductions d'impôt liées au dispositif Censi-Bouvard
Ce qui est conservé / transmis
  • • Amortissements différés (art. 39C) → héritiers
  • • Nouvelle base amortissable réévaluée
  • • Bail en cours transmis aux héritiers

Piège : l'assurance emprunteur crée un produit imposable

Au décès, l'assurance emprunteur rembourse le capital restant dû. Ce remboursement constitue un produit exceptionnel imposable dans les BIC de la dernière déclaration du défunt. Exemple : si le capital restant dû est de 180 000 €, l'impôt sur ce produit peut atteindre ~60 000 € selon la tranche marginale. Les héritiers doivent supporter cet impôt, souvent sans trésorerie suffisante.

6. Comment protéger le conjoint survivant ?

La protection du conjoint survivant est souvent la préoccupation principale des investisseurs LMNP. Quatre outils juridiques permettent d'optimiser cette protection, chacun avec des avantages et des limites spécifiques.

Option 1 : la donation au dernier vivant (donation entre époux)

La donation au dernier vivant (art. 1094-1 Code civil) est l'outil le plus courant. Elle élargit les droits du conjoint survivant au-delà de ce que prévoit la loi. Le conjoint peut choisir entre trois options au moment de la succession :

Option A

Usufruit total

Le conjoint perçoit 100 % des loyers jusqu'à son décès. Les enfants héritent de la nue-propriété.

Option B

1/4 pleine propriété + 3/4 usufruit

Le conjoint devient propriétaire d'un quart et usufruitier du reste. Solution mixte équilibrée.

Option C

Quotité disponible en PP

Pleine propriété de la quotité disponible (1/2 avec 1 enfant, 1/3 avec 2, 1/4 avec 3+).

Option 2 : la clause de préciput

La clause de préciput (art. 1515 Code civil) permet au conjoint survivant de prélever certains biens avant le partage successoral, en dehors de la succession. C'est un avantage matrimonial, non une libéralité : il n'est pas soumis aux règles du rapport ou de la réduction.

Pour un investisseur LMNP, le préciput peut porter sur un ou plusieurs biens locatifs spécifiques, garantissant au conjoint la pleine propriété sans avoir à la partager avec les enfants. Coût notarié : 1 500 à 3 000 €.

Option 3 : la communauté universelle avec clause d'attribution intégrale

Le changement de régime matrimonial vers la communauté universelle avec clause d'attribution intégrale transmet l'intégralité du patrimoine au conjoint survivant au premier décès. Les enfants n'héritent qu'au second décès.

Attention : perte du double abattement

En concentrant tout le patrimoine sur le conjoint survivant, les enfants perdent le bénéfice du premier abattement de 100 000 €. Au second décès, ils hériteront d'un patrimoine plus important avec un seul abattement, ce qui peut générer des droits de succession plus élevés. Cette option est surtout pertinente pour les patrimoines modestes (< 200 000 €) ou les couples sans enfant.

Option 4 : l'assurance-vie avec clause bénéficiaire démembrée

L'assurance-vie permet de transmettre un capital hors succession. La clause bénéficiaire démembrée attribue l'usufruit du capital au conjoint et la nue-propriété aux enfants. Le conjoint dispose des revenus du capital tandis que les enfants récupèrent le capital à son décès, sans nouveaux droits.

Tableau comparatif des 4 stratégies de protection

Critère Donation dernier vivant Préciput Communauté universelle Assurance-vie
Protection du conjoint★★★★★★★★★★★★★★★
Optimisation fiscale★★★★★★★★★★★★★
Souplesse★★★★★★★★★★★★
Coût200-500 €1 500-3 000 €3 000-6 000 €0 € (hors frais contrat)
RévocabilitéOuiDifficileTrès difficileOui

7. Démembrement de propriété : la clé de la transmission anticipée

Le démembrement de propriété est la stratégie de transmission la plus utilisée pour les biens LMNP. Le principe : le propriétaire donne la nue-propriété à ses enfants tout en conservant l'usufruit (droit de percevoir les loyers et d'utiliser le bien).

Barème fiscal du démembrement (art. 669 CGI)

La valeur respective de l'usufruit et de la nue-propriété est fixée par le barème fiscal de l'article 669 du CGI, par tranches d'âge de l'usufruitier :

Âge de l'usufruitier Valeur de l'usufruit Valeur de la nue-propriété
Moins de 21 ans90 %10 %
De 21 à 30 ans80 %20 %
De 31 à 40 ans70 %30 %
De 41 à 50 ans60 %40 %
De 51 à 60 ans ★50 %50 %
De 61 à 70 ans40 %60 %
De 71 à 80 ans30 %70 %
De 81 à 90 ans20 %80 %
Plus de 91 ans10 %90 %

Exemple chiffré : donation en nue-propriété à 55 ans

Cas pratique — Démembrement

Bien LMNP

Appartement T3 — 250 000 €

Donateur

55 ans, 2 enfants

Nue-propriété (51-60 ans) : 250 000 × 50 % = 125 000 €

Part par enfant : 125 000 ÷ 2 = 62 500 €

Abattement par enfant : 100 000 € → 62 500 € < 100 000 €

Droits de donation : 0 € ✓

Au décès du donateur : les enfants deviennent pleins propriétaires sans aucun droit supplémentaire. Le bien de 250 000 € (ou plus si appréciation) est transmis sans fiscalité.

Le timing optimal pour un démembrement se situe entre 51 et 60 ans. À cet âge, la nue-propriété ne vaut que 50 % du bien, ce qui maximise l'effet de levier fiscal. L'outil de simulation LMNP.AI permet de calculer l'économie exacte selon votre âge et la valeur de votre bien. Attendre 70 ans porterait la nue-propriété à 70 %, réduisant significativement l'avantage.

Amortissement de l'usufruit : la jurisprudence favorable

Le Conseil d'État a confirmé dans ses arrêts du 24 février 2023 (n° 461168) et du 9 décembre 2022 (n° 419912) que l'usufruit viager d'un bien LMNP est amortissable. L'usufruitier peut donc déduire l'amortissement de la valeur de son usufruit sur sa durée de vie estimée. Cette jurisprudence, qui contredit la position antérieure de l'administration fiscale, ouvre un avantage fiscal significatif pour le conjoint survivant qui conserve l'usufruit.

Démembrement temporaire vs viager : quel choix ?

Le démembrement peut être viager (usufruit jusqu'au décès) ou temporaire (usufruit pour une durée fixe, souvent 15 ou 20 ans). En démembrement temporaire, l'usufruit est évalué à 23 % de la pleine propriété par tranche de 10 ans (art. 669 II CGI), ce qui peut être plus avantageux que le barème viager pour les donateurs jeunes.

Critère Viager Temporaire (20 ans)
Valeur usufruit (donateur 55 ans)50 %46 %
Valeur nue-propriété50 %54 %
Fin de l'usufruitAu décèsAu terme des 20 ans
Risque pour le donateurAucun (loyers à vie)Perte des loyers au terme
Idéal pourDonateurs > 55 ansDonateurs jeunes (< 50 ans)

Piège : la présomption de propriété (art. 751 CGI)

L'article 751 du CGI prévoit que lorsqu'un bien est démembré et que l'usufruitier décède en détenant encore l'usufruit, le bien est réputé faire partie de la succession pour sa valeur en pleine propriété, sauf si le démembrement résulte d'une donation régulièrement publiée au fichier immobilier et ayant donné lieu au paiement des droits. Concrètement : si vous donnez la nue-propriété à vos enfants, le notaire doit enregistrer la donation et publier l'acte au service de la publicité foncière. Sans cette formalité, l'administration peut exiger des droits de succession sur la pleine propriété au décès, annulant tout le bénéfice de l'opération.

8. Comment donner un bien LMNP de son vivant ?

La donation d'un bien LMNP obéit aux règles de droit commun des donations, avec quelques spécificités liées à l'activité de location meublée.

Donation simple vs donation-partage

La donation simple porte sur un ou plusieurs biens à un seul donataire. La donation-partage répartit le patrimoine entre plusieurs héritiers en figeant la valeur des biens au jour de l'acte. La donation-partage est particulièrement recommandée pour les patrimoines LMNP multi-biens : elle évite les conflits entre héritiers et empêche le « rapport » des donations au décès.

Abattements et délai de rappel fiscal (15 ans)

Les abattements de donation sont identiques aux abattements de succession (100 000 € par parent et par enfant). Ils se renouvellent tous les 15 ans (art. 784 CGI). Le « rappel fiscal » signifie que les donations consenties dans les 15 années précédant un nouveau don ou le décès sont prises en compte pour le calcul des droits.

Stratégie optimale de donation progressive

Âge 50 : 1re donation en nue-propriété → abattement de 100 000 € consommé

Âge 65 : 2e donation → abattement de 100 000 € renouvelé (15 ans écoulés)

Âge 80 : 3e donation → abattement de 100 000 € renouvelé

→ Sur 30 ans, un couple transmet jusqu'à 600 000 € par enfant sans aucun droit (3 × 100 000 € × 2 parents).

Exonération temporaire art. 790 A bis CGI (2025-2026)

La loi de finances 2025 (art. 71) a créé une exonération exceptionnelle temporaire pour les dons de sommes d'argent en famille. Entre le 15 février 2025 et le 31 décembre 2026, les dons à un descendant bénéficient d'un abattement supplémentaire de 100 000 € par donateur (plafond de 300 000 € par donataire), à condition que les fonds soient affectés dans les 6 mois à :

  • L'acquisition d'un logement neuf ou en VEFA (résidence principale du donataire)
  • Des travaux de rénovation énergétique (éligibles MaPrimeRénov')

Cet abattement se cumule avec l'abattement de 100 000 € en ligne directe et le don Sarkozy de 31 865 € (art. 790 G CGI).

Donation-cession : la stratégie et ses risques

La donation-cession consiste à donner un bien LMNP puis à le revendre immédiatement. L'objectif : purger la plus-value grâce à la donation (le donataire repart sur la valeur déclarée dans l'acte de donation), puis vendre sans plus-value imposable.

Risque de requalification par l'administration fiscale

L'administration fiscale peut requalifier la donation-cession en abus de droit (art. L 64 du LPF) si elle démontre que la donation a été consentie dans le seul but d'éluder l'impôt sur la plus-value. Indices de requalification :

  • • Revente dans un délai très court après la donation (quelques jours/semaines)
  • • Prix de vente déjà négocié avant la donation
  • • Promesse de vente signée avant la donation
  • • Le produit de la vente revient au donateur

En cas de requalification : redressement + majoration de 80 % pour abus de droit. LMNP.AI recommande d'attendre un délai raisonnable (6 à 12 mois minimum) entre la donation et la revente.

Pièges spécifiques à la donation LMNP

4 pièges à connaître

  • 1. Les déficits ne suivent pas le bien — Les déficits BIC en report restent attachés au donateur. Le donataire repart à zéro.
  • 2. La donation ne purge pas les déficits du donateur — Le donateur ne peut pas déduire ses déficits résiduels après la donation du bien.
  • 3. Le bail en cours lie le donataire — Le bail de location meublée en cours est transmis au donataire, qui ne peut pas le résilier avant son terme.
  • 4. La TVA en résidence de services — Si le bien bénéficie d'un bail commercial avec TVA, la donation peut déclencher une régularisation TVA si le donataire ne poursuit pas le bail.

9. La SCI familiale est-elle intéressante pour transmettre un patrimoine LMNP ?

La SCI (Société Civile Immobilière) familiale est souvent présentée comme l'outil idéal de transmission patrimoniale. En réalité, elle présente des avantages réels mais aussi des contraintes importantes, notamment en location meublée.

La contrainte majeure : SCI + meublé = IS obligatoire

Une SCI qui exerce une activité de location meublée est automatiquement soumise à l'impôt sur les sociétés (IS). La location meublée est une activité commerciale par nature (BIC), incompatible avec le régime fiscal de transparence des SCI à l'IR.

Les conséquences de l'IS sont significatives :

  • Taux IS : 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice, puis 25 %
  • Amortissements : déductibles de l'IS, mais pas des dividendes distribués
  • Plus-value de cession : soumise à l'IS (pas d'abattement pour durée de détention)
  • Dividendes : imposés au PFU (30 %) ou au barème progressif + 17,2 % PS

L'avantage clé : la décote sur les parts sociales

La transmission de parts de SCI bénéficie d'une décote de 15 à 30 % sur la valeur des actifs sous-jacents. Cette décote est justifiée par le caractère illiquide et minoritaire des parts transmises. Pour un patrimoine LMNP de 500 000 €, la décote peut représenter une économie de 15 000 à 30 000 € de droits de succession.

Critère LMNP en direct SCI à l'IS
Fiscalité couranteIR + PS (BIC réel)IS 15/25 % + PFU sur dividendes
AmortissementsDéduits de l'IRDéduits de l'IS (pas des dividendes)
Plus-value à la reventePV particuliers + réintég. amort.PV IS (pas d'abattement durée)
Décote en transmissionAucune15-30 %
Transmission progressiveDifficile (indivision)Parts sociales
Coût de fonctionnementMinimal1 500-3 000 €/an

Exemple chiffré : transmission de 500 000 € via SCI vs en direct

En direct (LMNP)

Patrimoine LMNP : 500 000 €

Décote : aucune

Assiette taxable (2 enfants) : 500 000 − 200 000 = 300 000 €

Droits par enfant (150 000 € taxables) : ~28 194 €

Total droits : ~56 388 €

Via SCI (décote 25 %)

Actifs SCI : 500 000 €

Décote illiquidité/minorité : −25 % → 375 000 €

Assiette taxable : 375 000 − 200 000 = 175 000 €

Droits par enfant (87 500 € taxables) : ~15 694 €

Total droits : ~31 388 € (−25 000 €)

La SCI familiale à l'IS convient aux patrimoines importants (> 500 000 €) avec un objectif de transmission sur le long terme. Pour un ou deux biens LMNP, la détention en direct reste généralement plus avantageuse grâce à la purge des plus-values et des amortissements au décès. La SCI est surtout pertinente quand la décote de transmission compense les surcoûts de gestion et la fiscalité IS moins favorable à la revente.

10. Assurance-vie et LMNP : le complément stratégique

L'assurance-vie est le complément idéal d'un patrimoine LMNP pour la transmission. Elle permet de transmettre un capital hors succession, avec des abattements spécifiques très avantageux.

Avant 70 ans : art. 990 I CGI — abattement de 152 500 € par bénéficiaire

Les primes versées avant les 70 ans de l'assuré bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. Au-delà, la taxation est de 20 % jusqu'à 700 000 € puis 31,25 %. Ce régime est bien plus favorable que les droits de succession classiques.

Après 70 ans : art. 757 B CGI — abattement global de 30 500 €

Les primes versées après 70 ans bénéficient d'un abattement global de 30 500 € (partagé entre tous les bénéficiaires). Au-delà, les primes versées sont soumises aux droits de succession classiques. Avantage majeur : les gains (intérêts et plus-values) restent totalement exonérés, quelle que soit leur montant.

Critère Primes avant 70 ans Primes après 70 ans
Article CGI990 I757 B
Abattement152 500 € / bénéficiaire30 500 € global
Taxation au-delà20 % puis 31,25 %Barème succession classique
Gains (intérêts/PV)Inclus dans l'assiette taxableExonérés
Hors succession ?OuiPartiellement (primes taxables dans la succession)

La clause bénéficiaire démembrée : protéger le conjoint ET optimiser

La clause bénéficiaire démembrée est la combinaison la plus puissante. Elle attribue l'usufruit du capital au conjoint (qui dispose des revenus) et la nue-propriété aux enfants. Au décès du conjoint, les enfants récupèrent le capital en pleine propriété sans aucun droit supplémentaire.

Exemple : assurance-vie 300 000 € + clause démembrée

Capital : 300 000 € (primes versées avant 70 ans)

Bénéficiaires : conjoint (usufruit) + 2 enfants (nue-propriété)

Abattement 990 I : 152 500 € × 2 enfants = 305 000 € → aucun droit

Conjoint : exonéré (loi TEPA)

→ 300 000 € transmis avec 0 € de droits

La réponse ministérielle CIOT (10 octobre 2023) : impact sur l'assurance-vie

La réponse ministérielle CIOT du 10 octobre 2023 a clarifié un point crucial pour les couples : lorsqu'un contrat d'assurance-vie a été souscrit avec des fonds communs (régime de communauté légale), 50 % de la valeur du contrat est réintégré dans l'actif successoral du premier époux décédé.

Exemple : impact de la réponse CIOT

Contrat souscrit : 200 000 € avec fonds communs, bénéficiaire = conjoint

Au décès du 1er époux : 50 % = 100 000 € réintégrés dans l'actif successoral

Impact : ces 100 000 € s'ajoutent à la masse successorale pour le calcul de la réserve héréditaire et des droits des enfants

Le conjoint reste exonéré de droits (loi TEPA), mais la valorisation de la succession augmente pour le partage avec les enfants

Cette réponse ministérielle incite à la prudence dans la rédaction des clauses bénéficiaires et peut justifier de souscrire des contrats avec des fonds propres plutôt que des fonds communs, ou de prévoir un changement de régime matrimonial en amont.

Stratégie optimale de versement pour un investisseur LMNP

Cas pratique — Couple LMNP, 2 enfants

Phase 1 : avant 70 ans (art. 990 I)

Chaque époux verse sur son contrat d'assurance-vie, bénéficiaires = les 2 enfants.

Capacité de transmission : 152 500 € × 2 enfants × 2 parents = 610 000 € sans droit

Phase 2 : après 70 ans (art. 757 B)

Continuer à verser : seules les primes sont soumises aux droits (abattement 30 500 €), mais les gains sont exonérés.

Exemple : 100 000 € versés après 70 ans + 80 000 € de gains → seuls 69 500 € (100 000 − 30 500) sont taxés, les 80 000 € de gains sont transmis sans aucun droit.

Total transmissible avec donation + AV

Donation nue-propriété (100 000 € × 2 × 2) + AV avant 70 ans (610 000 €) + AV après 70 ans (gains exonérés) = plus de 1 000 000 € sans droit pour un couple avec 2 enfants.

11. Le pacte Dutreil est-il applicable à la location meublée ?

Le pacte Dutreil (art. 787 B et 787 C CGI) permet une exonération de 75 % de la valeur des biens transmis dans le cadre d'une succession ou d'une donation d'entreprise. La question de son application à la location meublée a fait l'objet d'un feuilleton juridique intense.

La saga Dutreil et la location meublée

Chronologie
2021

L'administration fiscale exclut la location meublée du Dutreil (changement de doctrine du 6 avril 2021)

2023

La Cour de cassation (1er juin 2023) reconnaît l'éligibilité de la location équipée au Dutreil (nature commerciale de l'activité)

2023

Le Conseil d'État (n° 473972, 29 septembre 2023) refuse l'application du Dutreil à la location meublée en entreprise individuelle

2024

LF2024 (art. 23) : le législateur tranche — la location meublée et équipée est explicitement exclue du Dutreil, tant pour les sociétés (787 B) que pour les entreprises individuelles (787 C)

L'exception : la parahotellerie

L'exclusion du Dutreil ne concerne que la location meublée simple. L'activité de parahotellerie — qui fournit au moins 3 des 4 services suivants : petit-déjeuner, ménage régulier, réception de la clientèle, fourniture du linge de maison — reste une activité commerciale éligible au pacte Dutreil.

Le Conseil d'État a confirmé cette distinction dans son arrêt du 12 novembre 2025 (n° 498267), qui reconnaît la nature commerciale de la parahotellerie distincte de la simple location meublée.

12. Quelles spécificités pour les résidences de services en succession ?

Les investissements LMNP en résidence de services (résidence étudiante, EHPAD, résidence tourisme) présentent des particularités importantes en matière de succession.

Le bail commercial est transmis aux héritiers

Le bail commercial signé avec le gestionnaire de la résidence (9 ou 11 ans) est automatiquement transmis aux héritiers. Ceux-ci ne peuvent pas résilier le bail avant son terme et sont liés par les conditions négociées par le défunt (loyer garanti, indexation, répartition des charges).

La TVA : attention à la régularisation

Si le bien a été acquis neuf avec récupération de la TVA (20 % du prix), les héritiers doivent conserver le bien sous bail commercial pendant le délai restant de la période de régularisation de 20 ans. Une sortie anticipée (revente hors TVA, cessation de l'activité) entraîne le remboursement de la TVA au prorata des années restantes.

Exemple : régularisation TVA

Bien acquis : 200 000 € HT + 40 000 € TVA récupérée

Décès après 12 ans : 8 ans restants sur les 20 ans

Si sortie du dispositif TVA : 40 000 × (8/20) = 16 000 € à rembourser

→ Si les héritiers poursuivent le bail : aucune régularisation

Exception LF2025 : résidences services exclues de la réintégration des amortissements

Point crucial souvent méconnu : la réintégration des amortissements prévue par l'article 84 de la LF2025 ne s'applique pas aux résidences de services à vocation sociale. Sont explicitement exclues :

  • Les résidences étudiantes
  • Les EHPAD (établissements pour personnes âgées dépendantes)
  • Les résidences seniors
  • Les résidences pour personnes handicapées

Double avantage pour les résidences services sociales

Ces résidences échappent à la réintégration des amortissements aussi bien à la revente qu'en transmission. Les héritiers qui revendent un bien en résidence étudiante ou EHPAD ne subissent pas la majoration de plus-value liée aux amortissements. C'est un argument de poids pour les investisseurs qui hésitent entre résidence tourisme (soumise à la réintégration) et résidence étudiante/EHPAD (exclue).

13. Les 10 erreurs fréquentes en succession LMNP

1

Ne pas anticiper le piège de l'assurance emprunteur

Le remboursement du capital par l'assurance crée un produit imposable pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros d'impôt, sans trésorerie pour les payer.

2

Croire que les déficits LMNP sont transmissibles

Les déficits BIC en report sont personnels et définitivement perdus au décès. Mieux vaut les utiliser de son vivant.

3

Oublier la dernière déclaration BIC (60 jours)

La déclaration 2031 du 1er janvier à la date du décès est obligatoire. L'absence de déclaration peut entraîner des pénalités.

4

Rester en indivision sans stratégie de sortie

L'indivision impose le régime réel BIC (pas de micro-BIC), une comptabilité commune et des décisions à l'unanimité. Prévoir un partage rapide ou une SCI.

5

Compter sur le pacte Dutreil pour la location meublée

Depuis la LF2024 (art. 23), la location meublée est explicitement exclue du Dutreil. Seule la parahotellerie reste éligible.

6

Attendre trop longtemps pour donner en nue-propriété

Le barème de démembrement (art. 669 CGI) devient moins favorable avec l'âge. À 55 ans, la nue-propriété vaut 50 %. À 75 ans, elle vaut 70 %.

7

Négliger la clause bénéficiaire de l'assurance-vie

La clause standard (« mon conjoint, à défaut mes enfants ») n'est pas optimale. La clause démembrée offre une bien meilleure protection fiscale.

8

Oublier la TVA en résidence de services

Si le bien a bénéficié d'une récupération TVA et que les héritiers ne poursuivent pas le bail commercial, la TVA est à rembourser au prorata.

9

Ne pas provisionner les droits de succession

Un patrimoine LMNP de 400 000 € peut générer 36 000 € de droits pour 2 enfants. Sans trésorerie, les héritiers peuvent être contraints de vendre un bien en urgence.

10

Confondre SCI à l'IR et SCI à l'IS pour le meublé

Une SCI qui fait du meublé est obligatoirement à l'IS. La « SCI LMNP à l'IR » n'existe pas. La confusion peut coûter très cher en redressement fiscal.

14. Nouveautés 2025-2026 et perspectives

LF2025 — Réintégration des amortissements (art. 84)

La mesure phare de la loi de finances 2025 en matière de LMNP est la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value à la revente. Cette réforme rend le décès encore plus avantageux fiscalement, puisque la purge au décès efface à la fois la plus-value et les amortissements. Les investisseurs qui envisageaient de revendre peuvent désormais avoir intérêt à conserver leurs biens pour les transmettre.

Impact sur la stratégie patrimoniale LMNP.AI

Depuis la LF2025, la hiérarchie des options de sortie d'un investissement LMNP est claire :

  1. Transmission au décès : purge totale (PV + amortissements) — fiscalement optimal
  2. Donation en nue-propriété : purge de la PV + abattements — très favorable
  3. Revente après 22 ans : exonération IR mais réintégration des amortissements (PS : 30 ans)
  4. Revente avant 22 ans : PV taxée + réintégration amortissements — le plus coûteux

Art. 790 A bis — Exonération temporaire des dons familiaux (fév. 2025 — déc. 2026)

Jusqu'au 31 décembre 2026, les dons de sommes d'argent à un descendant bénéficient d'un abattement supplémentaire de 100 000 € par donateur, si les fonds sont affectés à l'acquisition d'un logement neuf ou à des travaux de rénovation énergétique. Ce dispositif ne s'applique pas directement à la donation d'un bien LMNP, mais peut financer l'apport pour un nouvel investissement du donataire.

PLF 2026 — Perspectives de réforme

Le projet de loi de finances 2026 envisage plusieurs mesures qui pourraient impacter la transmission des biens LMNP :

  • Un éventuel relèvement de l'abattement en ligne directe (de 100 000 € à 150 000 €)
  • La réduction du délai de rappel fiscal de 15 ans à 10 ans
  • Des abattements spécifiques pour la transmission de logements à usage locatif social

Ces mesures restent au stade de projet et ne sont pas encore votées. LMNP.AI mettra à jour ce guide dès leur adoption définitive.

15. Checklist : que faire dans les 6 mois après le décès ?

La déclaration de succession doit être déposée dans un délai de 6 mois à compter du décès (12 mois si le décès a eu lieu à l'étranger). Voici la checklist complète pour les héritiers d'un patrimoine LMNP.

1

Sous 60 jours — Dernière déclaration BIC

Déposer le formulaire 2031 + annexes pour la période du 1er janvier à la date du décès. Inclure les loyers perçus, charges, amortissements au prorata temporis et le produit d'assurance emprunteur le cas échéant.

2

Sous 60 jours — Cessation LMNP du défunt

Déclarer la cessation d'activité du défunt au Guichet unique (INPI). Les héritiers qui poursuivent la location doivent s'immatriculer à leur propre nom.

3

Sous 6 mois — Déclaration de succession (formulaire 2705/2705-S)

Évaluer chaque bien LMNP à sa valeur vénale au jour du décès. Un bien occupé (bail en cours) peut bénéficier d'une décote de 10 à 20 % si le locataire est en place depuis plus de 2 ans (jurisprudence constante, BOFiP ENR-DMTG-10-10-20-10 § 30).

4

Sous 6 mois — Paiement des droits de succession

Les droits sont exigibles au moment du dépôt de la déclaration. En cas de difficulté, demander un paiement fractionné (art. 1717 CGI) : jusqu'à 3 versements sur 1 an, ou un paiement différé en cas de nue-propriété (les droits sont payés à la réunion de l'usufruit). Intérêt annuel de 1,7 % (2026).

5

Si continuation — Nouvelle immatriculation LMNP

L'héritier qui poursuit la location meublée doit s'immatriculer au Guichet unique dans les 15 jours du début de son activité. La base amortissable repart de la valeur vénale au décès — un avantage fiscal majeur.

6

Si revente — Nouvelle base pour la plus-value

Le prix d'acquisition retenu est la valeur déclarée dans la succession. Aucune réintégration d'amortissements antérieurs au décès. Seuls les amortissements déduits par l'héritier après le décès seront réintégrés en cas de revente (LF2025).

Décote pour bien occupé : un avantage méconnu

Un bien LMNP loué au moment du décès peut être évalué avec une décote de 10 à 20 % par rapport à sa valeur libre. Cette décote reflète la contrainte du bail en cours pour les héritiers. Elle est admise par l'administration fiscale à condition d'être justifiée par des éléments concrets : durée restante du bail, rendement locatif, tension du marché local. Pour un bien de 250 000 € avec un bail de 2 ans restants, la décote peut représenter 25 000 à 50 000 € et réduire les droits de succession de 5 000 à 10 000 €.

16. Sources et références légales

Code général des impôts (CGI)

  • Art. 777 — Barème des droits de succession
  • Art. 779 — Abattements en ligne directe (100 000 €)
  • Art. 784 — Rappel fiscal des donations (15 ans)
  • Art. 669 — Barème fiscal du démembrement (usufruit/nue-propriété)
  • Art. 751 — Présomption de propriété en cas de démembrement
  • Art. 787 B et 787 C — Pacte Dutreil (exonération 75 %)
  • Art. 790 A bis — Exonération temporaire donation 2025-2026
  • Art. 790 G — Don familial de somme d'argent (31 865 €)
  • Art. 990 I — Assurance-vie primes avant 70 ans
  • Art. 757 B — Assurance-vie primes après 70 ans
  • Art. 39 C — Amortissements différés
  • Art. 41 — Report d'imposition LMP (transmission héritier)
  • Art. 150 VB — Prix d'acquisition (calcul plus-value)
  • Art. 151 septies — Exonération PV professionnelles LMP
  • Art. 1717 — Paiement fractionné/différé des droits

Lois de finances

  • LF2025, art. 84 — Réintégration des amortissements LMNP à la revente
  • LF2025, art. 71 — Exonération temporaire art. 790 A bis
  • LF2024, art. 23 — Exclusion location meublée du Dutreil
  • Loi TEPA 2007 — Exonération conjoint survivant

Jurisprudence

  • Cass. com. 1er juin 2023 — Dutreil et location équipée (avant LF2024)
  • CE 29 sept. 2023, n° 473972 — Dutreil et EI de location meublée
  • CE 24 fév. 2023, n° 461168 — Usufruit viager amortissable
  • CE 9 déc. 2022, n° 419912 — Durée d'amortissement de l'usufruit
  • Rép. min. CIOT, 10 oct. 2023 — Assurance-vie et fonds communs

Questions fréquentes — Succession et donation LMNP

Le bien entre dans la succession à sa valeur vénale au jour du décès. La plus-value latente est purgée, les amortissements ne sont pas réintégrés (avantage majeur depuis la LF2025), et les héritiers repartent sur une nouvelle base amortissable. Les déficits BIC en report sont en revanche définitivement perdus.
Oui, totalement. Depuis la loi TEPA du 21 août 2007, le conjoint survivant (marié ou pacsé) est exonéré de droits de succession, quel que soit le montant hérité. Cela s'applique aux biens LMNP comme à tout autre patrimoine.
Non. La réintégration des amortissements prévue par l'article 84 de la LF2025 ne s'applique qu'à la revente du bien. Le décès purge totalement la plus-value et les amortissements. C'est désormais le seul événement qui permet d'y échapper.
Les héritiers disposent de 60 jours à compter du décès pour déposer la déclaration 2031 du défunt, couvrant la période du 1er janvier à la date du décès. Cette déclaration inclut les loyers perçus, les charges et les amortissements au prorata temporis.
Oui. C'est même la stratégie de transmission la plus recommandée. Le donateur conserve l'usufruit (droit de percevoir les loyers) et donne la nue-propriété aux enfants. La donation est calculée sur la valeur de la nue-propriété selon le barème de l'article 669 CGI.
La tranche 51-60 ans est considérée comme le timing optimal. À cet âge, la nue-propriété ne vaut que 50 % de la pleine propriété (barème art. 669 CGI). Attendre 70 ans porterait la nue-propriété à 70 %, réduisant significativement l'avantage fiscal.
Non. Depuis la loi de finances 2024 (article 23), la location meublée est explicitement exclue du pacte Dutreil, tant pour les entreprises individuelles (art. 787 C) que pour les sociétés (art. 787 B). Seule la parahotellerie avec services reste éligible.
Non. Lorsque plusieurs héritiers détiennent un bien LMNP en indivision, le régime réel simplifié BIC s'impose automatiquement. Le micro-BIC n'est pas accessible aux indivisions. Les co-indivisaires doivent tenir une comptabilité commune.
Ils sont définitivement perdus. Les déficits BIC LMNP sont personnels et ne se transmettent pas aux héritiers. C'est pourquoi il est recommandé de les utiliser au maximum de son vivant, en évitant de cumuler des déficits importants en fin de vie.
Oui. Le remboursement du capital restant dû par l'assurance emprunteur constitue un produit exceptionnel imposable dans la dernière déclaration BIC du défunt. Sur un capital de 180 000 €, l'impôt peut atteindre environ 60 000 €. C'est un piège fréquent et méconnu.
Elle attribue l'usufruit du capital au conjoint (qui dispose des revenus) et la nue-propriété aux enfants. Au décès du conjoint, les enfants récupèrent le capital sans droits supplémentaires. C'est la combinaison optimale entre protection du conjoint et optimisation fiscale.
Oui. La location meublée étant une activité commerciale (BIC), une SCI qui exerce cette activité est automatiquement soumise à l'impôt sur les sociétés. La « SCI LMNP à l'IR » n'existe pas juridiquement.
Pour un patrimoine de 400 000 € transmis à 2 enfants (sans conjoint), les droits s'élèvent à environ 36 400 €, soit 9,1 % du patrimoine. Avec une stratégie de démembrement anticipée, ce coût peut être réduit à zéro si la valeur de la nue-propriété reste dans les abattements.
Oui. Le bail commercial est transmis aux héritiers (impossibilité de résiliation avant terme). Si le bien a bénéficié d'une récupération TVA, les héritiers doivent maintenir le bail pendant le délai de régularisation restant (20 ans) sous peine de remboursement. Le gestionnaire peut exiger l'agrément des nouveaux propriétaires.
Oui, et c'est même la stratégie la plus efficace. La donation en nue-propriété utilise les abattements de 100 000 € par enfant (renouvelables tous les 15 ans). L'assurance-vie offre un abattement supplémentaire de 152 500 € par bénéficiaire (primes avant 70 ans). Pour un couple avec 2 enfants, cela représente jusqu'à 1 010 000 € transmissibles sans aucun droit.
Oui. S'il opte pour l'usufruit total, le conjoint perçoit l'intégralité des loyers et peut déclarer les revenus en BIC. Il doit s'immatriculer au Guichet unique. La base amortissable est réévaluée au jour du décès, ce qui permet de repartir sur de nouveaux amortissements. En revanche, les déficits du défunt ne sont pas repris.
La donation simple porte sur un transfert à un seul donataire. La donation-partage répartit le patrimoine entre plusieurs héritiers en figeant la valeur au jour de l'acte, évitant le « rapport » au décès. Pour un patrimoine LMNP multi-biens, la donation-partage est recommandée car elle attribue chaque bien à un enfant et évite les conflits de revalorisation.
Oui. Le démembrement croisé consiste à ce que chaque époux détienne la nue-propriété de la moitié du bien et l'usufruit de l'autre moitié. Au décès du premier, le survivant conserve l'usufruit de tout le bien (sa moitié en usufruit + la moitié du défunt dont il récupère l'usufruit) et les enfants héritent de la nue-propriété du défunt. C'est une stratégie efficace pour les couples sans donation au dernier vivant.
Pas directement. L'article 790 A bis CGI exonère les dons de sommes d'argent (pas de biens immobiliers) à condition que les fonds soient affectés à l'acquisition d'une résidence principale neuve ou à des travaux de rénovation énergétique. Il ne s'applique pas à la donation d'un bien locatif LMNP. Toutefois, le donataire pourrait utiliser ces fonds pour constituer l'apport d'un nouvel investissement locatif.
Oui, obligatoirement. Toute donation de bien immobilier doit être réalisée par acte authentique devant notaire. Les frais notariés s'élèvent généralement à 2 à 3 % de la valeur du bien donné (ou de la nue-propriété en cas de démembrement). Le notaire calcule les droits de donation et les prélève pour les reverser au Trésor Public.
Oui. L'article 1717 du CGI permet un paiement fractionné (jusqu'à 3 versements sur 1 an) ou un paiement différé lorsque la succession comporte des biens en nue-propriété. Le paiement différé reporte le règlement des droits à la réunion de la pleine propriété. Un intérêt annuel s'applique (1,7 % en 2026). La demande doit être formulée au moment du dépôt de la déclaration de succession.
Oui. Un bien loué meublé avec un locataire en place peut être évalué avec une décote de 10 à 20 % par rapport à sa valeur libre. Cette décote est admise par l'administration fiscale si elle est justifiée par la contrainte du bail en cours. Pour un bien de 250 000 €, cela peut représenter 25 000 à 50 000 € de réduction sur l'assiette taxable.
La donation-cession consiste à donner un bien puis à le revendre rapidement pour purger la plus-value. L'administration peut requalifier cette opération en abus de droit (art. L 64 LPF) si la revente intervient trop vite ou si le produit revient au donateur. La pénalité est de 80 % en cas de requalification. Un délai de 6 à 12 mois minimum entre donation et revente est recommandé.
Oui. L'article 751 CGI prévoit que lorsqu'un usufruitier décède, le bien démembré est réputé faire partie de la succession en pleine propriété, sauf si le démembrement résulte d'une donation publiée au fichier immobilier. Sans cette formalité, l'administration exigera des droits sur la pleine propriété, annulant tout le bénéfice du démembrement. L'enregistrement et la publication de la donation sont donc indispensables.
La principale différence concerne la plus-value. En LMNP, la plus-value est purgée au décès sans réintégration des amortissements (LF2025). En LMP, les héritiers peuvent bénéficier du report/exonération de la plus-value professionnelle (article 41 CGI) si un héritier reprend l'activité pendant 5 ans. Les déficits LMP sont imputés sur le revenu global de son vivant, tandis que les déficits LMNP en report sont définitivement perdus au décès.
Le barème fiscal de l'article 669 du CGI fixe la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété par tranche d'âge de l'usufruitier. De 51 à 60 ans : usufruit 50 %, nue-propriété 50 %. De 61 à 70 ans : 40 % et 60 %. De 71 à 80 ans : 30 % et 70 %. La tranche 51-60 ans est optimale car la nue-propriété ne représente que la moitié de la valeur du bien, maximisant l'effet de levier fiscal.
Le démembrement permet de transmettre la nue-propriété aux enfants tout en conservant l'usufruit (et les loyers). La donation porte sur la seule valeur de la nue-propriété (50 % à 55 ans selon l'art. 669 CGI). Au décès de l'usufruitier, les enfants deviennent pleins propriétaires sans aucun droit de succession supplémentaire. C'est la stratégie de transmission la plus efficace pour les biens LMNP.
Quatre outils principaux : la donation au dernier vivant (usufruit total ou quotité disponible), la clause de préciput (prélèvement hors succession), la communauté universelle avec attribution intégrale, et l'assurance-vie avec clause bénéficiaire démembrée. Le choix dépend du patrimoine global, de la présence d'enfants et des objectifs de transmission à long terme.
L'assurance-vie est un complément idéal. Les primes versées avant 70 ans bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I CGI). Après 70 ans, l'abattement est de 30 500 € global mais les gains restent totalement exonérés (art. 757 B CGI). La clause bénéficiaire démembrée permet de protéger le conjoint tout en transmettant le capital aux enfants.
La SCI permet une décote de 15 à 30 % sur les parts transmises (illiquidité, minorité) et facilite la transmission progressive. Mais une SCI qui fait du meublé est automatiquement soumise à l'IS, avec une fiscalité moins favorable à la revente (pas d'abattement pour durée de détention). Elle convient surtout aux patrimoines importants (> 500 000 €) avec un objectif de transmission longue.
Oui, deux avantages majeurs. Le barème de démembrement est plus favorable : à 55 ans, la nue-propriété ne vaut que 50 % du bien (contre 70 % à 75 ans). Et les primes d'assurance-vie versées avant 70 ans bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, contre 30 500 € global après 70 ans. La tranche 51-60 ans est considérée comme le timing optimal.
La donation-partage est un acte notarié qui répartit le patrimoine entre héritiers en figeant la valeur au jour de l'acte. Elle évite les conflits entre héritiers et empêche le rapport des donations au décès. Pour un patrimoine LMNP multi-biens, elle est particulièrement utile car elle attribue chaque bien à un enfant, en compensant les écarts de valeur par une soulte.
Non. Lorsque plusieurs héritiers détiennent un bien LMNP en indivision, l'indivision est automatiquement soumise au régime réel simplifié BIC. Le micro-BIC n'est pas accessible aux indivisions. Les co-indivisaires doivent tenir une comptabilité commune et déposer une liasse fiscale (formulaire 2031).

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