Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de lmnp.ai
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Démo & visite guidée Démonstration de 5 minutes pour maîtriser le logiciel
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, lmnp.ai s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

179 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

249 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Statut LMNP et LMP
Une transition fluide et automatique entre les deux régimes.
"Le logiciel surveille vos recettes et vos revenus d'activité pour vous alerter dès que vous franchissez les seuils du statut LMP, gérant ainsi la complexité fiscale à votre place."

Calcul des seuils en temps réel

Vérification automatique des 23 000 € de recettes et de la prépondérance des revenus.

Adaptation des formulaires

Les liasses fiscales (2031/2033) sont automatiquement configurées selon votre statut actif.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, lmnp.ai automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2031 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2031 (Bénéfices)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus, bénéfices et déficits meublés dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2042-C-PRO en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

LMNP Saisonnier & Cotisations
Une gestion intelligente des seuils et des régimes sociaux.
"Le logiciel détecte automatiquement vos revenus saisonniers (Airbnb, Booking) et vous aide à arbitrer entre les différents régimes sociaux pour optimiser vos prélèvements déductibles."

Arbitrage Régime

SSI vs Régime Général

Le logiciel adapte le calcul des liasses selon l'option retenue.

Expertise

Simulation de stratégie

RDV expert disponible pour choisir le régime le plus avantageux.

Détection automatique

Identification en temps réel des recettes issues des plateformes de location pour un suivi précis du chiffre d'affaires.

Seuil URSSAF (23 000 €)

Dès que vous franchissez ce seuil, le logiciel gère le basculement des prélèvements sociaux en cotisations sociales professionnelles.

Règle d'irrévocabilité

Selon la position actuelle de l'URSSAF, l'assujettissement aux cotisations sociales dès la première année à plus de 23k€ est définitif, même si vos revenus saisonniers repassent sous ce seuil l'année suivante.

Plus-values professionnelles LMP
Maîtrisez la fiscalité complexe lors de la revente de vos actifs.
"En statut LMP, la revente d'un bien suit des règles professionnelles strictes. Notre logiciel décompose chaque flux pour optimiser votre imposition réelle."

Plus-value Court Terme

Elle correspond au total des amortissements pratiqués. Soumise aux cotisations sociales et à l'IR (sauf exonération automatique calculée par l'outil).

Plus-value Long Terme

Elle porte sur la plus-value économique. Taxée à la Flat Tax (30%) avec des abattements puissants selon la durée de détention.

Art. 151 septies B : Exonération après 15 ans

Pour la plus-value de long terme, bénéficiez d'un abattement de 10% par an à partir de la 6ème année de détention. **Exonération totale après 15 ans**.

Art. 151 septies : Petites entreprises

Si vous êtes LMP depuis > 5 ans avec un CA < 90k€ (moyenne 2 ans), l'impôt sur le revenu est exonéré sur la PV court terme. Exonération partielle entre 90k€ et 126k€.

Règle des 2 ans

Si l'actif est détenu depuis moins de 2 ans, la globalité du gain (même économique) est traitée comme de la plus-value à court terme.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Cotisations sociales LMP
Automatisation fiscale pour le passage en professionnel.
"Notre logiciel détecte automatiquement et ajuste la fiscalité ainsi que l'édition de vos liasses en fonction de votre statut, qu'il soit non-professionnel (LMNP) ou professionnel (LMP)."

Calcul par itération en temps réel

Le logiciel calcule en temps réel les cotisations sociales dues au régime SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) et les intègre automatiquement dans votre liasse fiscale comme une charge déductible.

Précision à l'euro près

Cette approche itérative garantit un résultat fiscal net de cotisations parfaitement juste, évitant les surprises en fin d'exercice.

Gain de temps

Plus besoin de simulations manuelles complexes : le moteur lmnp.ai synchronise vos recettes et vos cotisations de manière totalement transparente.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Normes de sécurité incendie pour une location meublée : Ce que vous devez savoir
lmnp.ai — Le site expert de la comptabilité meublée

Normes de sécurité incendie pour une location meublée : Ce que vous devez savoir

Détecteur de fumée obligatoire, extincteur conseillé : découvrez les règles pour la sécurité incendie de votre location meublée et protéger vos locataires.

Ma
Auteur : Marie Nouhaud
Date de publication : 19 décembre 2024
Temps de lecture : 10 min
Partager cet article

Propriétaire d’une location meublée, vous devez garantir la sécurité incendie de votre logement – c’est une obligation légale et une priorité pour protéger vos locataires. Depuis 2015, la loi impose notamment l’installation d’un détecteur de fumée aux normes dans chaque habitation. Un incendie domestique peut survenir à tout moment ; de récents drames dans des gîtes touristiques ont rappelé l’importance de respecter scrupuleusement ces normes. Nous allons faire le point sur les obligations réglementaires et les bonnes pratiques pour assurer la sécurité incendie de votre location meublée, qu’il s’agisse d’une résidence principale louée à l’année ou d’un meublé de tourisme.

LMNP.aila révolution de la comptabilité LMNP / LMP

Un outil moderne pour préparer votre déclaration : tenez votre comptabilité, générez une liasse fiscale conforme et envoyez-la aux impôts — simplement.

  • Tenir et optimiser votre comptabilité LMNP / LMP
  • Produire une liasse fiscale en PDF
  • Transmettre votre liasse aux impôts via EDI
  • Être 100 % en règle avec l’administration fiscale

Télétransmission EDI incluse · PDF d’aide à la déclaration · Assistance si besoin

Synthèse de l’article

  • Détecteur de fumée obligatoire : depuis le 8 mars 2015, tout logement (maison, appartement, studio…) doit être équipé d’au moins un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF) certifié CE (norme NF EN 14604). C’est au propriétaire-bailleur d’installer cet appareil et de s’assurer de son bon fonctionnement lors de la mise en location. En location meublée (y compris saisonnière), l’entretien (tests, piles…) et le remplacement du détecteur défectueux restent à la charge du propriétaire.

  • Emplacement et normes du détecteur : le détecteur de fumée doit être solidement fixé au plafond, de préférence dans le couloir ou le palier qui dessert les chambres. Dans un studio, on l’installera le plus loin possible de la cuisine ou de la salle de bain pour éviter les fausses alertes. L’appareil doit porter le marquage CE et être conforme à la norme NF EN 14604, garantissant un signal sonore d’au moins 85 dB et diverses sécurités (indicateur de piles faibles, etc.). Les modèles à ionisation sont interdits (composants radioactifs).

  • Autres équipements recommandés : bien qu’aucune loi n’impose d’extincteur dans un logement d’habitation classique, il est fortement conseillé d’en installer un (par exemple un extincteur à poudre polyvalente près de la cuisine) pour une intervention rapide en cas de départ de feu. De même, prévoir une couverture anti-feu dans la cuisine peut aider à étouffer un début d’incendie. Il est également judicieux d’afficher un plan d’évacuation clair et visible avec les consignes d’urgence – notamment dans les locations saisonnières – afin que les occupants sachent comment réagir et où se trouvent les issues de secours.

  • Sécurité électrique et gaz : un quart des incendies domestiques est lié à une installation électrique défaillante. Assurez-vous que l’électricité et le gaz de votre logement respectent les normes (prises aux normes, ventilation des pièces avec chaudière gaz, etc.). Les diagnostics électricité et gaz sont d’ailleurs obligatoires avant de louer un logement de plus de 15 ans d’ancienneté, ce qui permet de détecter d’éventuels risques. Un logement meublé doit de manière générale répondre aux critères de décence, c’est-à-dire ne présenter « aucun risque pour la sécurité ou la santé des locataires » (installations sûres, logement bien ventilé, etc.).

  • Responsabilités du bailleur : en cas de location meublée, le bailleur est responsable du bon fonctionnement du détecteur tout au long du bail. Il doit s’assurer lors de l’état des lieux d’entrée que l’alarme fonctionne et doit remplacer à ses frais tout détecteur défectueux en cours de location. Le locataire, lui, doit permettre l’accès pour les vérifications et adopter un comportement prudent (ne pas dégrader les équipements, éviter les surcharges électriques, ne pas obstruer les issues de secours, etc.).

  • Grandes capacités : si votre meublé de tourisme peut accueillir plus de 15 personnes, il est alors considéré comme un Établissement Recevant du Public (ERP) de 5e catégorie et doit respecter des normes incendie bien plus strictes. Cela inclut généralement un système d’alarme incendie complet, des éclairages de secours, des portes coupe-feu, plusieurs extincteurs adaptés, des plans d’évacuation affichés, etc. Dans ce cas, une visite de la Commission de sécurité incendie peut être requise pour vérifier la conformité. Mieux vaut solliciter un professionnel pour vous accompagner dans la mise aux normes si vous exploitez un grand gîte ou un hébergement collectif.

Passons maintenant en revue ces points plus en détail.

Détecteur de fumée : une obligation légale incontournable

Depuis quand le détecteur est-il obligatoire ? En France, l’obligation d’installer au moins un détecteur de fumée dans chaque logement découle de la loi n°2010-238 du 9 mars 2010, complétée par la loi ALUR de 2014. Elle s’est appliquée à partir du 8 mars 2015 : depuis cette date, tous les logements, qu’ils soient loués ou occupés par leur propriétaire, doivent être équipés d’un détecteur de fumée. Cette règle vaut pour les locations vides comme meublées, et pour les maisons individuelles comme pour les appartements en immeuble collectif. Un seul détecteur minimum est exigé par habitation, mais il est recommandé d’en installer un par étage dans les logements à niveaux multiples ou de grande superficie.

Caractéristiques du détecteur : l’appareil doit être un Détecteur Avertisseur Autonome de Fumée (DAAF) muni du marquage CE et conforme à la norme européenne NF EN 14604. Cette norme assure un niveau de performance minimum (volume de l’alarme, autonomie, fiabilité). Le détecteur fonctionne soit sur pile/batterie, soit sur secteur électrique du logement (dans ce dernier cas, il doit avoir une batterie de secours intégrée qui prend le relais en cas de coupure de courant). Il doit notamment émettre un signal sonore d’au moins 85 dB à 3 mètres lors de la détection de fumée, et un signal distinct en cas de pile faible.

🚨

Attention : 

Les vieux modèles de détecteurs à chambre ionique (avec source radioactive) sont interdits en France. Heureusement, on en trouve plus sur le marché actuel. Privilégiez un modèle fiable d’une marque connue, et n’hésitez pas à investir quelques euros de plus pour un détecteur de qualité, c’est un élément de sécurité vital.

Où installer le détecteur ? Le décret d’application prévoit de placer le DAAF “de préférence dans la circulation ou dégagement desservant les chambres”. En pratique, cela signifie le couloir ou le palier qui mène aux chambres, idéalement au plafond et au centre du passage. Si le logement est un studio ou ne comporte pas de couloir, il faut poser le détecteur dans la pièce principale, le plus loin possible de la cuisine ou de la salle de bain afin d’éviter les déclenchements intempestifs liés aux fumées de cuisson ou à la vapeur. On évitera par exemple de le placer juste au-dessus de la porte de la cuisine. Fixez toujours le détecteur en haut d’un mur ou au plafond (la fumée monte), de préférence au point le plus élevé et dégagé. Notez qu’il est interdit d’installer des détecteurs de fumée dans les parties communes des immeubles collectifs (les communs d’immeuble d’habitation relèvent d’autres règles de sécurité incendie). Chaque logement privatif doit en revanche avoir le sien.

Qui doit l’installer et l’entretenir ? Pour les locations, la loi distingue l’installation de l’entretien :

  • Installation : c’est le propriétaire-bailleur qui a l’obligation de fournir et poser un détecteur de fumée dans le logement qu’il loue. Si le logement était déjà loué au 8 mars 2015, le propriétaire devait fournir le détecteur au locataire, qui pouvait alors l’installer lui-même. Désormais, lors d’une nouvelle mise en location, le propriétaire doit s’assurer que le logement est bien équipé dès l’entrée du locataire (généralement, on le mentionne dans l’état des lieux d’entrée). Le coût d’achat du détecteur reste à la charge du bailleur, c’est un petit investissement (20 € en moyenne) pour une sécurité indispensable.

  • Entretien : en location vide (non meublée), c’est le locataire qui prend en charge l’entretien courant du détecteur (tests réguliers, remplacement des piles ou de l’appareil si nécessaire) durant la location. Cependant, dans une location meublée, la loi fait partie des exceptions : l’obligation de vérification et de remplacement du détecteur incombe au propriétaire tout au long du bail. En effet, les locations meublées sont assimilées à ce titre aux locations saisonnières, logements-foyers, logements de fonction, etc., où l’occupant n’a pas cette charge. Concrètement, en meublé, vous devrez par exemple vérifier le détecteur à chaque changement de locataire ou au moins une fois par an, et remplacer les piles vous-même si elles sont usées. Si le détecteur est défectueux ou trop ancien (plus de 10 ans), c’est aussi au bailleur de le remplacer. Lors de l’état des lieux d’entrée, pensez à tester l’alarme devant le locataire pour prouver son bon fonctionnement (et consignez-le dans le document d’état des lieux).

Faut-il fournir une attestation ? La loi prévoit que l’occupant du logement (locataire ou propriétaire occupant) déclare à son assurance habitation qu’un détecteur de fumée conforme a été installé. Il existe pour cela un modèle de déclaration simple (une lettre sur l’honneur) à envoyer à votre assureur. À noter qu’aucune sanction n’est prévue par la loi en cas d’absence de détecteur chez un particulier – il n’y a pas d’amende spécifique – mais en cas d’incendie, le fait de ne pas avoir de DAAF pourrait engager votre responsabilité civile et pénale de bailleur. De plus, votre compagnie d’assurance pourrait refuser certaines indemnisations ou recours si vous avez négligé cette obligation de sécurité. Mieux vaut donc être en règle. D’ailleurs, certains assureurs accordent une petite réduction de prime d’assurance incendie si vous leur fournissez l’attestation d’installation du détecteur.

Outre le détecteur de fumée obligatoire, un propriétaire consciencieux pourra équiper le logement de dispositifs supplémentaires pour améliorer la sécurité incendie. Bien que ces éléments ne soient pas imposés par la réglementation pour une habitation standard, ils relèvent du bon sens et de la prévention.

  • Extincteur : Avoir un extincteur portatif chez soi n’est pas une obligation légale en France dans les logements privés, mais c’est vivement recommandé. Un petit extincteur à poudre polyvalente (type ABC) de 1 kg ou 2 kg, placé dans la cuisine ou à proximité, permet d’éteindre un début d’incendie sur du papier, du bois, des tissus, mais aussi sur du liquide inflammable ou une installation électrique. Ce type d’extincteur coûte entre 20 et 50 € et peut éviter un drame s’il est utilisé à temps. Le bailleur n’est pas tenu d’en fournir un, mais s’il le fait, il montrera à ses locataires comment s’en servir et devra en assurer la maintenance (vérification de la pression, remplacement tous les 10 ans en général). Astuce : un extincteur doit rester facile d’accès (pas dans un carton au fond d’un placard). Vous pouvez le fixer au mur à un endroit visible, avec un pictogramme, pour qu’il soit repérable par tous.

  • Couverture anti-feu : C’est un complément utile dans une cuisine. Ces couvertures en fibre de verre permettent d’étouffer rapidement un feu de poêle ou un début d’incendie dans une casserole, sans les risques d’éclaboussures qu’entraînerait de l’eau sur de l’huile enflammée. Là encore, ce n’est pas obligatoire, mais pour une vingtaine d’euros, c’est un équipement rassurant. Accrochez la couverture anti-feu à proximité du plan de cuisson, bien en vue.

  • Alarme extincteur de gaz ou détecteur de monoxyde de carbone : Si votre logement est équipé d’une chaudière à gaz, d’un chauffe-eau au gaz ou d’une cheminée, envisagez l’installation d’un détecteur de monoxyde de carbone (CO). Ce n’est pas imposé par la loi dans les habitations, mais ce gaz toxique est un tueur silencieux (inodore et incolore). Un détecteur de CO émettra une alerte avant que la concentration ne devienne dangereuse. De même, pour les grandes maisons, il existe des détecteurs de gaz combustibles (gaz naturel ou butane/propane) à placer près de la chaudière ou des tuyaux, utile en prévention des fuites. Ces dispositifs ne sont pas obligatoires, mais sont un plus sécurité.

  • Plan d’évacuation et consignes : Pour les locations meublées de courte durée (Airbnb, gîtes, etc.), il est fortement conseillé d’afficher un plan d’évacuation à l’intérieur du logement, comme cela se fait dans les hôtels. Ce plan schématise l’issue de secours ou la sortie vers l’extérieur, indique l’emplacement de l’extincteur et du détecteur, et rappelle les numéros d’urgence (18 pour les pompiers, 15 pour le SAMU, 17 pour la police, 112 numéro d’urgence européen). Placez-le derrière la porte d’entrée ou sur le frigo par exemple. En complément, affichez quelques consignes de sécurité pour vos locataires : ne jamais fumer au lit, ne pas laisser une cuisson sans surveillance, localiser l’extincteur et comment l’utiliser, évacuer immédiatement en cas d’alarme… Ce sont des rappels simples qui peuvent sauver des vies. D’après un guide locatif, « ce plan d'évacuation doit être clair et affiché de manière visible dans le logement » avec les informations essentielles, notamment le chemin vers la sortie. Même pour une location à l’année, votre locataire appréciera que vous ayez pensé à lui laisser ces indications de sécurité.

  • Vérifications régulières : En tant que bailleur, programmez une petite vérification annuelle de l’ensemble des dispositifs de sécurité. Testez le détecteur de fumée (bouton test), vérifiez l’extincteur (pression dans le vert), contrôlez visuellement l’état du chauffe-eau, de la VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) – une bonne aération réduit les risques d’accumulation de fumées en cas de feu. Profitez-en pour rappeler au locataire les consignes de base (ne pas encombrer les issues, ne pas surcharger les multiprises électriques, nettoyer les filtres de hotte…). Cet entretien préventif vous protège et protège votre locataire.

Sécurité incendie en immeuble : ce qu’il faut savoir en copropriété

Si votre location meublée se situe dans un immeuble d’habitation collectif (par exemple un appartement dans un immeuble en copropriété), certaines normes incendie relèvent de la responsabilité de la copropriété (syndicat des copropriétaires). Le locataire, comme tout occupant, doit toutefois les respecter. Voici quelques points à connaître :

  • Portes coupe-feu : Dans les immeubles récents ou ayant fait l’objet de travaux, les portes palières (portes d’entrée des logements) peuvent être coupe-feu et doivent rester fermées. De même, les portes coupe-feu des locaux techniques ou du parking doivent toujours être maintenues fermées. Informez votre locataire qu’il ne doit pas caler ces portes ouvertes, car elles servent à contenir un incendie.

  • Extincteurs et alarmes dans les parties communes : Suivant l’âge et la hauteur de l’immeuble, il peut y avoir des extincteurs dans les cages d’escalier ou des dispositifs d’alarme générale. Par exemple, dans les immeubles dont le permis de construire a été déposé après le 5 mars 1987, des extincteurs portatifs sont obligatoires à chaque niveau. Ces équipements sont entretenus par la copropriété. Assurez-vous que votre locataire sait où ils se trouvent et comment réagir s’il entend l’alarme générale de l’immeuble (certains immeubles ont des sirènes d’évacuation).

  • Désenfumage et issues de secours : Les immeubles de plusieurs étages sont en principe dotés de systèmes de désenfumage (exutoire de fumée automatique en toiture ou fenêtres à ouvrir en cas de feu). Là encore, c’est géré par la copropriété. En revanche, ce qui vous concerne : veillez avec le concours du syndic à ce que les issues de secours (escaliers, couloirs) restent dégagées. Ni vous ni votre locataire ne devez entreposer d’objets encombrants dans les parties communes (poussettes, vélos, meubles…), car en cas d’incendie, cela entrave l’évacuation et peut aggraver le sinistre. 

En résumé, dans un immeuble, le propriétaire bailleur doit s’assurer que son logement est “décent et sécurisé”, mais il n’a pas la main sur les équipements communs obligatoires (extincteurs, éclairage de secours…) : c’est du ressort de la copropriété et de son règlement de sécurité incendie (fixé par l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié). N’hésitez pas à vous renseigner auprès du syndic sur les dispositifs en place. Vous pouvez transmettre ces informations utiles à votre locataire (par exemple, comment fonctionne l’exutoire de fumée ou où se trouve le point de rassemblement en cas d’évacuation). Une bonne communication permet à chacun d’être prêt en cas d’urgence.

Cas particulier : meublés de tourisme de grande capacité (> 15 personnes)

La plupart des locations meublées classiques accueillent peu de personnes (un couple, une famille, ou quelques colocataires). Cependant, si vous exploitez un grand gîte ou un meublé de tourisme pouvant loger plus de 15 personnes simultanément, vous changez de catégorie réglementaire.

Seuil de 15 personnes : D’après la réglementation, un établissement d’hébergement touristique qui héberge plus de 15 personnes relève des normes des Établissements Recevant du Public (ERP), même s’il s’agit d’une villa ou d’un grand chalet meublé. En dessous ou égal à 15 personnes, on reste dans le cadre de la simple habitation, et le code du tourisme ne fixe pas de limite légale stricte pour les meublés de tourisme non classés ERP. Néanmoins, par précaution, beaucoup de propriétaires de grands gîtes limitent volontairement leur capacité à 15 adultes pour ne pas basculer dans la réglementation ERP qui est plus lourde.

Exigences en ERP : Si votre meublé dépasse ce seuil, les règles de sécurité incendie deviennent beaucoup plus exigeantes. Il faut par exemple installer un Système de Sécurité Incendie (SSI) de catégorie A, c’est-à-dire le plus complet : avec des détecteurs automatiques d’incendie dans toutes les pièces, reliés à une centrale d’alarme qui déclenche une sirène générale d’évacuation. Il faut également prévoir un éclairage de secours (bloc autonomes lumineux dans les couloirs pour guider l’évacuation en cas de coupure de courant), des plans d’évacuation affichés, des extincteurs adaptés à chaque type de feu à chaque niveau, une ou plusieurs couvertures anti-feu, etc. Les matériaux d’aménagement doivent être classés M0 ou M1 (incombustibles ou difficilement inflammables) dans les parties communes. Une Commission de sécurité (composée de pompiers, d’experts et de représentants de la préfecture) viendra contrôler votre établissement périodiquement pour délivrer un avis favorable à l’exploitation. Sans cet avis, la mairie peut vous interdire de louer. En 2023, après un tragique incendie ayant fait 11 victimes dans un gîte en Alsace, le Ministère de l’Intérieur a demandé une vigilance accrue sur ces grands meublés : les préfets ont rappelé aux exploitants l’obligation de se mettre aux normes ou de cesser l’activité en cas de manquement grave.

En pratique : Faire passer un meublé de tourisme en régime ERP nécessite souvent des travaux importants (installation d’une alarme incendie centrale, désenfumage, portes coupe-feu, etc.) et peut réduire la convivialité du lieu (par exemple obligation de portes coupe-feu auto-fermentes dans les chambres, éclairages de secours verts…). Si vous envisagez d’accueillir plus de 15 personnes, renseignez-vous bien auprès du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) ou de la préfecture pour connaître les normes précises applicables. Il peut être judicieux de solliciter un avis de la Commission de sécurité en amont de l’ouverture, ou de faire appel à un bureau de contrôle spécialisé qui auditera votre logement et vous indiquera les aménagements nécessaires. Gardez à l’esprit que la sécurité prime sur le confort : la réglementation ERP a justement pour but de protéger des groupes nombreux, souvent dans un cadre inconnu pour eux (touristes), afin d’éviter les paniques et les drames en cas d’incendie.

Responsabilités du bailleur et assurances

Respecter les normes de sécurité incendie n’est pas qu’une question de conformité réglementaire – c’est aussi la meilleure protection en cas de sinistre. En tant que bailleur, vous avez une obligation de sécurité envers vos locataires. Cela signifie que si un incendie survient dans votre logement et cause des dégâts ou des blessures, et qu’il est établi que vous avez manqué à une obligation (par exemple, pas de détecteur installé, installation électrique dangereuse non réparée), votre responsabilité civile peut être engagée. Le locataire ou ses assureurs pourraient vous poursuivre pour négligence.

Heureusement, en respectant scrupuleusement les règles vues plus haut, vous réduisez considérablement les risques. Assurez-vous également que vous (propriétaire) et votre locataire avez les assurances adéquates :

  • Assurance habitation du locataire (garantie « risques locatifs ») – elle est obligatoire pour le locataire d’un meublé à usage de résidence principale, sauf exception (locations saisonnières notamment). Cette assurance couvre les dommages causés au logement en cas d’incendie, dégât des eaux, explosion… provoqués par le locataire. Le locataire doit vous fournir une attestation d’assurance chaque année.

  • Assurance propriétaire non-occupant (PNO) – vivement recommandée, elle couvre le propriétaire pour les sinistres qui ne relèvent pas de la responsabilité du locataire. Par exemple, un incendie dû à un défaut électrique ou un vice caché : l’assurance PNO indemnisera les dégâts à l’immeuble et aux voisins, même si le locataire n’est pas fautif. Elle peut aussi comporter une garantie recours des locataires. Vérifiez que votre contrat PNO comprend bien une garantie « incendie ».

✍️

À noter : 

Depuis 2015, même si un logement n’est pas équipé d’un détecteur de fumée, un assureur ne peut pas refuser d’indemniser un incendie au seul motif de cette absence. Autrement dit, votre compagnie d’assurance incendie doit couvrir le sinistre selon les termes du contrat, que le détecteur ait été installé ou non. Cependant, ne pas installer de détecteur reste une infraction à la loi, et surtout une faute qui pourrait être retenue contre vous au civil. De plus, comme évoqué, les assureurs encouragent l’équipement : ils peuvent accorder une remise si vous avez un détecteur conforme, ou a minima ils exigeront la remise d’une attestation sur l’honneur. Par conséquent, ne voyez pas l’absence de sanction immédiate comme une permission de négliger cette obligation – ce serait jouer avec la sécurité et votre responsabilité.

En cas de désaccord avec votre locataire sur ces questions (par exemple, le locataire refuse de laisser accéder pour vérifier le détecteur, ou vous soupçonnez qu’il a retiré la pile…), privilégiez le dialogue. Rappelez-lui qu’il en va de sa sécurité. Si le différend persiste, mettez-le en demeure par écrit de respecter les obligations de sécurité (ou de vous laisser les respecter). En dernier recours, un juge pourrait être saisi pour ordonner l’accès ou constater la résiliation du bail pour manquement grave, mais on n’en arrive généralement pas là.

Foire aux questions

Les réponses rapides aux questions les plus posées.

Un détecteur de fumée est-il vraiment obligatoire dans une location meublée ?

Oui. Depuis mars 2015, tout logement doit avoir au moins un détecteur de fumée conforme (marquage CE, norme NF EN 14604). Cette obligation concerne aussi bien les locations meublées classiques que les meublés saisonniers (Airbnb, gîtes). Un seul détecteur est légalement requis, mais il est conseillé d’en installer davantage dans les grands logements ou sur plusieurs niveaux.

À qui revient l’installation et l’entretien du détecteur de fumée : propriétaire ou locataire ?

L’installation est toujours à la charge du propriétaire. En location meublée, il doit aussi assurer l’entretien et le remplacement si nécessaire. En location vide, l’entretien courant revient au locataire. L’état des lieux doit mentionner et tester le bon fonctionnement du détecteur.

Un extincteur est-il obligatoire dans un logement loué ?

Non. La loi ne l’impose pas dans les habitations privées. Il reste cependant recommandé d’en installer un (extincteur polyvalent) et de prévoir une couverture anti-feu, surtout en location meublée.

Que risque un propriétaire en cas d’absence de détecteur ou de non-respect des normes ?

Il n’existe pas d’amende immédiate. Mais en cas d’incendie, la responsabilité du bailleur peut être engagée (logement non décent, indemnisation réduite par l’assureur). Ne pas équiper son logement expose surtout à des risques civils et pénaux.

À partir de combien de personnes un meublé de tourisme doit-il respecter la réglementation ERP ?

À partir de 16 personnes hébergées. En dessous ou égal à 15, le logement reste une habitation classique. Au-delà, il est classé ERP 5ᵉ catégorie avec obligations renforcées (alarme incendie, extincteurs, éclairage de secours, contrôles de sécurité).

Besoin d’aide ? 03 74 47 20 18

Sources officielles :

  • Service-Public.fr – “Détecteur de fumée (Daaf) : sécurité incendie dans le logement”, vérifié le 08/03/2024service-public.frservice-public.fr.

  • Code de la construction et de l’habitation, art. R129-12 à R129-15 : Obligation d’équipement en détecteur de fumée dans les logements (Loi n°2010-238 du 9 mars 2010).

  • Direction générale des Entreprises (Min. Économie) – Foire aux questions : Meublés de tourisme (extrait sur seuil de 15 personnes)entreprises.gouv.fr.

  • BailFacile.fr – “Quelles sont les obligations du propriétaire en matière de protection contre les incendies en location ?” (Guide bailleur, mis à jour 05/05/2025)bailfacile.frimmo-reseau.com.

  • Adapsa.com – “Réglementation incendie et gîte – Meublé de tourisme” (article du 09/08/2023)adapsa.comadapsa.com.

  • Holidu.fr – “Les règles de sécurité incendie pour une location de vacances” (conseils aux propriétaires)holidu.fr. (Consulté le 15/08/2025)

Quentin Hagnéré

Expert en gestion de patrimoine, entrepreneur et fondateur de Hagnéré Patrimoine.

Votre comptabilité simplifiée

lmnp.ai — L'outil moderne pour votre déclaration

Preparez votre déclaration en toute simplicité : tenez votre comptabilité, générez une liasse fiscale conforme et envoyez-la aux impôts.

Tenir et optimiser

Saisie intuitive et calculs automatiques pour LMNP / LMP.

Liasse Fiscale PDF

Production d'une liasse conforme aux normes en un clic.

Télétransmission EDI

Transmettez votre liasse aux impôts via EDI sécurisé.

100% en Règle

Conformité garantie avec l'administration fiscale.

La majorité de nos clients ne paye aucun impôt pendant de nombreuses années.

Essai gratuit illimité

Offre Autonomie

Logiciel seul

179€ TTC / an
  • Accès complet au logiciel de comptabilité
  • Génération de la liasse fiscale PDF
  • Support technique inclus
Découvrir l'offre
RECOMMANDÉ

Offre Expert-comptable

Logiciel + Signature

249€ TTC / an
  • Validation par un expert-comptable
  • Signature & Télétransmission certifiée
  • Zéro risque fiscal (Contrôle certifié)
Découvrir l'offre